Technique
Gravures en eau-forte sur cuivre, en taille douce sur rhénalon, plexiglas ou brique de lait imprimées à l’atelier avec des encres non toxiques sur du papier coton Fabriano 220g
Tirages en séries limitées souvent rehaussés à l’encre, aquarelle, ou brodées de fils métalliques ou fils de soie d’ancienne manufacture de tissage lyonnaise, parfois gaufrées qui se transforment ainsi en exemplaires uniques…
Le principe est de graver avec une pointe sèche (sorte de clou sur manche de bois) une matrice qui, une fois encrée, permettra d’imprimer plusieurs exemplaires. Chaque tirage demande son propre encrage et diffère légèrement des autres.
Dans la gravure en taille douce on distingue la gravure à l’eau-forte qui est un procédé de gravure indirecte : on applique sur une plaque de cuivre un vernis sur lequel on va dessiner avec notre pointe sèche, puis on va plonger cette plaque dans un « acide » (perchlorure de fer) qui va mordre le cuivre là où on a enlevé du vernis. Ce bain de mordant est ce qu’on appelait « l’eau-forte ». Selon le dessin gravé la morsure sera plus ou moins longue, selon la température de l’atelier aussi, et rien à part l’intuition ne permet de mesurer le temps nécessaire…
La gravure à l’eau-forte offre le trait le plus fin que l’on puisse rêver (si l’on rêve de ça comme moi), les détails les plus précis et une souplesse de trait incomparable. L’encrage est plus long et fastidieux que sur les autres supports c’est pourquoi les tirages d’eau-forte sont légèrement plus chers.
Ci contre, ma presse taille-douce (chérie) « Presse de Chartreuse » n° 609 made in France dans mon atelier à Estrablin, nord-Isère ✨